Go canny est l'expression anglaise qui signifie "pratiquer des actes de sabotage au travail". Or dans la tradition libertaire ce principe de "A mauvaise paye, mauvais travail!" relève d'une analyse de classe qui s'appuie sur la dialectique simple (simpliste) que les employés sont opposés au patron.
Mais la réalité est bien plus complexe, Karl, car tous les hommes sont en fait nos patrons ou le deviendront logiquement à moyen long terme.
Par conséquent, malheureuse, ne t'attaque surtout pas à ta boite elle-même! Car si tu te fais prendre tu pourrais y perdre ton emploi et jeter à la vindicte avec toi toutes les femmes recrutées ou potentiellement recrutables. Parce que c'est bien connu: "toutes des salopes!!"Ou tu pourrais justifier par les baisses de rendement de la boite des diminutions d'effectifs. Et tu serais la première virée.
Non, non, non ne t'en prends pas au patron, ni à ton outil de travail mais sabote plutôt la renommée de tes collègues mâles. De fait, tu feras une pierre deux coups en les discréditant aux yeux de la direction. Tu pourras te valoriser aux yeux de tes supérieurs et espérer ainsi un avancement. Avec un peu de chance tu transperceras le plafond de couilles et, enfin au sommet, tu n'auras plus qu'à virer tous ces incapables de ta boite et transformer ton entreprise en une société coopérative de production non mixte... Puisque c'est maintenant reconnu: le collectivisme n'est vraiment possible qu'entre femmes.
Donc où en étais je? Ah oui donc sabote la réputation de tes collègues. Amène les à se griller tout seuls.
Je te donne un exemple simple:
Tu prends le plus tire-au-flanc de tous (as-tu seulement remarqué comme la paresse est autrement plus toléré chez les hommes que chez les femmes?).
Prends donc celui qui souvent habilement s'éclipse pour te laisser faire le sale boulot. Dès que le patron est à proximité, fait lui finement remarquer que le guss en question n'est pas là, où que, tiens, il est encore arrivé en retard ce matin, tout ajoutant que le pauvre il a des problèmes familiaux qui le préoccupent beaucoup (il ne sait pas quelle voiture choisir?). Fais en sorte de programmer un événement un jour où tu sais qu'il n'est pas dispo. Le jour où il a ses gosses par exemple. Ses gosses qu'il a en alternance avec son ex-femme, sachant que s'il ne les prend pas il va avoir de sérieux problèmes avec la juge aux affaires familiales...
Une fois les soupçons du patron éveillés tu n'auras même plus à t'en mêler, puisque le patron, trop content d'avoir trouvé son schmürtz, s'acharnera sur lui jusqu'à sa démission. D'ailleurs tu pourras profiter du recrutement d'un nouvel employé pour pistonner une de tes copines qui viendra ainsi augmenter tes rangs.
Autres exemples:
L'ambitieux. Lui, tu sais qu'il veut la place du boss ou qu'il est sur le point de monter une filiale concurrente. Fais naître la crainte chez ton patron. Alimente sa paranoïa et sa méfiance. De moins en moins de responsabilités lui seront confiées et l'autre, avec ses dents qui rayent le parquet, il ira vite voir ailleurs.
L'obsédé sexuel. Alimente subtilement ses conversations graveleuses, ou laisse traîner des photos pornos jusqu'à ce qu'ils prennent ses aises et aille trop loin.
Quant à toi, ma chère, ma douce lectrice, valorise ton travail, sois fière de ce que tu fais. Car n'oublie pas: on ne te fera pas de cadeaux. L'accession aux postes de direction t'est quasiment impossible (sauf si tu as la "chance " de travailler dans le social à 40 heures de boulot de merde par semaine, pour un salaire de merde, avec en prime les pressions à exercer sur tes employés en période de réduction de budget. Trop bien!).
Mais en revanche chérie, si tu parviens hasardeusement au sommet: pense aux copines!!!
Mais la réalité est bien plus complexe, Karl, car tous les hommes sont en fait nos patrons ou le deviendront logiquement à moyen long terme.
Par conséquent, malheureuse, ne t'attaque surtout pas à ta boite elle-même! Car si tu te fais prendre tu pourrais y perdre ton emploi et jeter à la vindicte avec toi toutes les femmes recrutées ou potentiellement recrutables. Parce que c'est bien connu: "toutes des salopes!!"Ou tu pourrais justifier par les baisses de rendement de la boite des diminutions d'effectifs. Et tu serais la première virée.
Non, non, non ne t'en prends pas au patron, ni à ton outil de travail mais sabote plutôt la renommée de tes collègues mâles. De fait, tu feras une pierre deux coups en les discréditant aux yeux de la direction. Tu pourras te valoriser aux yeux de tes supérieurs et espérer ainsi un avancement. Avec un peu de chance tu transperceras le plafond de couilles et, enfin au sommet, tu n'auras plus qu'à virer tous ces incapables de ta boite et transformer ton entreprise en une société coopérative de production non mixte... Puisque c'est maintenant reconnu: le collectivisme n'est vraiment possible qu'entre femmes.
Donc où en étais je? Ah oui donc sabote la réputation de tes collègues. Amène les à se griller tout seuls.
Je te donne un exemple simple:
Tu prends le plus tire-au-flanc de tous (as-tu seulement remarqué comme la paresse est autrement plus toléré chez les hommes que chez les femmes?).
Prends donc celui qui souvent habilement s'éclipse pour te laisser faire le sale boulot. Dès que le patron est à proximité, fait lui finement remarquer que le guss en question n'est pas là, où que, tiens, il est encore arrivé en retard ce matin, tout ajoutant que le pauvre il a des problèmes familiaux qui le préoccupent beaucoup (il ne sait pas quelle voiture choisir?). Fais en sorte de programmer un événement un jour où tu sais qu'il n'est pas dispo. Le jour où il a ses gosses par exemple. Ses gosses qu'il a en alternance avec son ex-femme, sachant que s'il ne les prend pas il va avoir de sérieux problèmes avec la juge aux affaires familiales...
Une fois les soupçons du patron éveillés tu n'auras même plus à t'en mêler, puisque le patron, trop content d'avoir trouvé son schmürtz, s'acharnera sur lui jusqu'à sa démission. D'ailleurs tu pourras profiter du recrutement d'un nouvel employé pour pistonner une de tes copines qui viendra ainsi augmenter tes rangs.
Autres exemples:
L'ambitieux. Lui, tu sais qu'il veut la place du boss ou qu'il est sur le point de monter une filiale concurrente. Fais naître la crainte chez ton patron. Alimente sa paranoïa et sa méfiance. De moins en moins de responsabilités lui seront confiées et l'autre, avec ses dents qui rayent le parquet, il ira vite voir ailleurs.
L'obsédé sexuel. Alimente subtilement ses conversations graveleuses, ou laisse traîner des photos pornos jusqu'à ce qu'ils prennent ses aises et aille trop loin.
Quant à toi, ma chère, ma douce lectrice, valorise ton travail, sois fière de ce que tu fais. Car n'oublie pas: on ne te fera pas de cadeaux. L'accession aux postes de direction t'est quasiment impossible (sauf si tu as la "chance " de travailler dans le social à 40 heures de boulot de merde par semaine, pour un salaire de merde, avec en prime les pressions à exercer sur tes employés en période de réduction de budget. Trop bien!).
Mais en revanche chérie, si tu parviens hasardeusement au sommet: pense aux copines!!!
Oui, s'il y avait un peu plus de sororité ça serait cool !
RépondreSupprimerAu Brésil quand tu es lesbienne et que tu vas dans une boutique où travaille une lesbienne tu es sûre à 400% d'avoir des discounts, genre "oh aujourd'hui tous les produits que vous avez acheter ont 20% de réduction..."
On est pas près de voir ça en France !
Oh, c'est bon Mymi! On sait que tu te la coules douce au Brésil, c'est pas la peine d'en rajouter... ;)
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