TETU: TAIS TOI!!

Quand je dis que les lesbiennes ne sont pas des homosexuels et n'ont absolument rien à voir avec eux!

Il suffit de lire Têtu pour finir de s'en convaincre. Je pense qu'il serrait dorénavant judicieux d'exiger qu'ils la ferment sur les questions qui concernent les lesbiennes. Qu'ils se contentent de verbaliser leurs anatomies et de commenter la vie spectacle de leurs minables fratries.

Donc trois articles sur les lesbiennes dans le numéro d'Avril.
Torchon N°1: les lesbiennes harpies qui se crêpent le chignon dans les boites de nuit; "des filles qui se battent entre elles pour des histoires de bouteilles (???!!) ou d'ex". Ça tombe bien y'a plus de boite de nuit lesbienne à Paris, on évite ainsi la "grande violence des bagarres de lesbiennes".

(Bon, OK y'a le Rive mais ça compte pas. AAAH! C'est donc pour ça que les richissimes patrons PD de boites n'organisent plus de soirées pour filles! C'est salutaire. Merci les gars, trop sympa de penser à notre survie!

Torchon N°2: ça saignait pas assez à Paris alors ils sont aller nous chercher le fait divers en Belgique"Trois jeunes lesbiennes inculpées de meurtre"..." on évoque des histoires de jalousie"
Là on se demande si on est pas en train de lire Détective.

Et puis pour finir l'infâme "dossier" sur les lesbiennes excisée, dont on a confié l'écriture à une fille qui, aux dernières nouvelles ne serrait pas lesbienne (soit dit en passant!).
ET là on se dit que les harpies, elles pourraient aller exploser la gueule du rédac chef. Et même lui couper les couilles et la bite pour qu'il puisse un peu se mettre dans la peau des lesbiennes excisées. Et puis après on ira interviewer les gars "intacts" qui l'auront baisé pour les écouter nous raconter comment c'était. Pour qu'ils nous disent comme dans l'article "que sortir avec" une fille excisée " c'est frustrant et fatiguant", ou " qu'elle faisait semblant d'avoir du plaisir... dans ce cas là, elle la laissait feindre et attendait qu'elle s'occupe d'elle." Et puis pour finir compatir avec celle qui, échaudée par la difficulté de donner du plaisir, "allait voir ailleurs" et "ne regrettait pas ses expériences avec les filles excisées, mais qui voulait sortir avec une fille normale".
Quand les femmes veulent jouer les gays, leur verve misogyne a des odeurs de vomie.

Mais je joins à ma diatribe la lettre de protestation qu'a adressé à Têtu une amie lesbienne.
Réponse à l’article Lesbiennes excisées dans Têtu Mag d’avril 2008 « Lesbiennes excisées », voilà bien un titre racoleur pour un article bricoleur où se mêlent les erreurs et les inepties. Madame la journaliste, au moins, vérifiez vos données chiffrées de 2 millions comme l’a fait l’UNICEF dans son dernier rapport sur les mutilations sexuelles féminines paru en décembre 2005 qui rappelait les 3 millions réévaluant le nombre de femmes touchées, chaque année, par cette pratique. Certes le but ultime des mutilations sexuelles féminines est de marquer le sexe des femmes du sceau de la domination masculine en les privant, entre autres, de plaisir. Certes aussi, que ces mutilations sexuelles entraînent des chocs psychiques, des complications gravidiques et une certaine frigidité. Mais croyez-vous que la gravité de cette mutilation se résume au seul plaisir perdu ? Croyez-vous que le poids de cette oppression se résume à la seule frigidité ?Non ! Au-delà de son aspect génital et libidinal, les femmes, les lesbiennes mutilées risquent d’abord la mort et si elles s’en sortent sont à jamais traumatisées, mais grandissent avec la Rage de vivre et de se battre ; de s’épanouir et de s’opposer au système de la Mâle-attitude. Comme si cela ne suffisait pas, faut-il qu’elles satisfassent cette Manu qui a fait « l’amère expérience » de baiser avec une malienne et une sénégalaise ; l’expérimentée Manu ne tombera plus dans cette sécheresse sexuelle car c’est « frustrant et fatigant ». Pauvre Manu ! Comme je la plains. Ou donc sont-elles, les « lesbiennes excisées » ? Entre les jambes des lesbiennes « intactes » à feindre le plaisir, en « prenant plus à cœur de donner qu’à recevoir » et exceptionnellement à mouiller quand la partenaire « intacte » exceptionnellement attentive se saisit de ses doigts, de sa langue, de ses caresses pour réveiller le peu d’excitation qui reste au bout du « clito absent ». Au fait, comment ça se passe entre lesbiennes « normales » ?! Au lieu de cela, vous vous contentez de les stigmatiser _ ces lesbiennes « excisées » _ comme vous les nommez ; vous les réduisez à leur vagin, à cette espèce d’injonction du clitoris pour une « féminité » qui se veut le centre de tout le désir. En sus, vous les privez de parole pour faire parler la Manu raciste, la Fatou trop généreuse, les Alima et Carole ingénieuses et enfin la Isabelle rassurante. C’est Beau, c’est Brave, c’est Bon pour le moral des troupes lesbiennes « intactes ». Sachez, Madame la journaliste, qu’être lesbienne excisée, infibulée bref mutilée, c’est jouir autrement car subir des mutilations sexuelles vous fait vivre autrement. De la part d’une lesbienne africaine infibulée en pleine jouissance ... S. Bint Loula

12 commentaires:

  1. Anonyme00:13

    Super ton texte et celui de ta pote. Faut arreter d'acheter Tétu hein et lire des fanzines de meufs.

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  2. Anonyme03:07

    L'article, je l'ai lu et il est abject... j'ai même de sérieux doutes quant au fait que ce soit un article écrit par une femme... les propos recueillis sont incohérents, comme si ces filles ne connaissaient rien au sexe d'une femme... certains mots employés me paraissent suspects, un peu comme une écriture de mec... bref, de toute façon, c'est un article de merde, rien à voir avec son titre "les lesbiennes excisées"... Têtu, c'est un journal de pd pour les pd, point barre mais qu'ils cessent d'y acoller le mot "lesbienne"

    pédée : des fanzines oui, mais il faut les trouver (please me parle pas des barbieturix... )

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  3. Anonyme05:08

    Je suis consternée devant ces bassesses et ces propos injurieux qu' "ils" appellent "propos journalistiques" ... je crois qu'ils (à travers ce "elle" bien pratique) inventé noms et lieux pour déverser leur haine, pour marquer et appuyer sur les différences entre les lesbiennes ... divisons-les, écrasons-les et fabriquons-nous des colliers de clitos (!!) ... et si en sus, des lesbiennes se mettent à penser comme nous, ce sera gagné !

    Faut arrêter d'acheter ce torchon. Faire passer le mot. Et leur demander de cesser d'associer les lesbiennes à cet ignoble ramassis d'ordures.

    PS: Ash et S. vous m'avez en partie soulagée. Merci pour vos mots, sis !

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  4. Anonyme08:30

    J'avais la même impression que dwe au sujet de têtu. Je suis pas certaine de la pertinance d'y lire des articles sur les lesbiennes.

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  5. Anonyme11:44

    Je vous rassure je n'achète jamais ce sale journal, je l'ai fait exceptionnellement parceque je voulais lire cet article dont S m'avait parlé. 5€ de perdu dans du papier même pas utilisable en PQ.

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  6. Anonyme12:16

    Moi non plus, jamais acheté, toujours cru que c'était un truc de mecs. Ben j'ai rien perdu. Et c'est bien un truc de mecs.

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  7. Anonyme12:27

    Tout pareil.
    Je ne me sens pas concernée par ce journal et je ne me suis jamais posée la question quant à son achat !
    Et ton article conforte mes choix !!!

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  8. Anonyme13:02

    Heu pardon...
    Bonjour moi c'est Kaouet ;-)
    ça fait un moment que je te lis, heu vous lis devrais-je dire... puisque je lis toutes les intervenantes des commentaires de cet article et certaines depuis fort fort longtemps...
    Voili voulou...

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  9. Anonyme13:36

    Bienvenue Kaouet.

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  10. Anonyme00:39

    Bah, y a Scum Grrrls comme fanzine intéressant, fait par des meufs, militant et fun en même temps..Sinon, y a GLU Girls like Us, c'est en anglais mais c'est très bien.

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  11. Anonyme01:10

    Ceci dit, Tetu, ça fait des années que c'est naze. En tout cas, vraiment pas fait pour les filles. J'ai acheté les premiers numéros dans les années 95 (?). J'ai bien vite cessé et chaque fois qu'un numéro me tombait dans les mains, je hurlais. C'est imposture. Pas le magazine en soi forcément, mais quand il se revendique mensuel gay et lesbien et qu'il fait ce genre d'articles (que je ne lirai pas).

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  12. Anonyme00:55

    Je n'ai jamais acheté Tetu, je vois donc que j'ai bien fait. Ça sent le PD misogyne à plein nez. Abjecte. Bravo pour l'article et bravo pour la lettre. Faut pas se laisser faire !

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