Quand ils sont venus chercher les lesbiennes sans papiers,
Je n’ai rien dit,
J'avais mes papiers.
Quand ils sont venus chercher les lesbiennes arabes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas arabe.
Quand ils sont venus chercher les lesbiennes anarchistes,
Je n’ai pas protesté,
J'étais social-cémocrate.
Quand ils sont venus chercher les lesbiennes syndicalistes,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas syndiquée.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.
Dédicace à Maria, lesbienne colombienne, arêtée sur dénonciation, dans le bus qui la menait à son travail de femme de ménage, et renvoyée menotée dans son pays, laissant sa copine et sa vie derrière elle.
Inspiré librement du poème de Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.
Très bien inspirée ! Bien vu.
RépondreSupprimerQuand ils sont venus chercher les femmes,
RépondreSupprimerJe n'ai rien dit,
Je n'étais plus une femme.
Bien vu Leïla! Mais ça va en ennerver kekzunes, enfin kekzuns!!
RépondreSupprimerC'est une belle mais triste dédicace...
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